3Mar
Christian Vachon
Nature

Devenir explorateur au XXIe siècle : le guide

Explorateur, un truc dépassé ? Non ! Stéphane Lévin, l’homme qui a survécu 121 jours seuls dans l’Arctique, en a fait sa profession, combinant les joies de l’aventure et l’idéal savant.

Il nous raconte comment il suit les traces de Vasco de Gama, d’Amundsen, et de ces autres amoureux de quête d’ailleurs, dans Métier : explorateur scientifique, publié aux éditions de l’Homme, un palpitant parcours de vie qui a de quoi susciter de nouvelles vocations.

Elle n’a rien de banale, l’histoire de sa famille : une grand-mère, médecin et résistante durant la Seconde Guerre, un père, né à Haïphong, en Indochine, plongé au cœur de « l’aventure coloniale ». Stéphane Lévin, lui-même, va naître, en 1963, avant de retourner, dans les années 70, en France, dans une plantation d’hévéas, au Cameroun.

Il ne rêve toutefois pas, petit, d’être explorateur. Des circonstances, plus que des choix, le mène vers ce métier. Il y a le scoutisme, qui lui sert d’école de l’aventure, des études de géologie (un avant-goût de ce que sera ses explorations scientifiques de la Terre), l’armée, les Troupes aéroportées, qui font fonction d’école de l’action, de la discipline. Bref, il se forme au dépassement de soi et à la rigueur.

Mais où cela le conduit-il, au début de la trentaine ? À être accompagnateur pour une agence de voyage spécialisée dans les aventures sous-marines ; à faire des repérages de sites pour croisières de navires de luxe ; à animer des croisiéristes : est-ce cela sa vie ? Il doute encore.

Le déclic surgit dans les années 90, lors d’un séjour au Canada, lors d’une rencontre avec Raymond Jourdain, un Gaspésien qui lui partage sa passion de l’Arctique. Le voilà le destin qu’il souhaite : «Nous allons écrire, ensemble (avec Raymond Jourdain) de belles pages de l’exploration moderne ».

Lévin affronte son premier défi polaire : un raid de 600 kilomètres, en autonomie totale, où il rallie, en 35 jours, le pôle nord magnétique. L’explorateur, souhaitant toutefois que ses aventures en condition extrême «servent à quelque chose », y associe, par la suite, des protocoles scientifiques.

C’est alors l’expédition « Seul dans la nuit polaire » de 2002 : des « mesures et prélèvements », dans le frimas et le blizzard, 1 500 pages de protocole scientifique, de résultats médico-physiologiques, rédigés avec sept « crayons papier » (l’encre gèle) ; 121 jours à vivre isolé dans le froid, « cet enfer mécanique » ; 121 jours « à s’oursiser ».

Il met deux ans à revenir de cette «oursisation », à retourner « parmi les hommes » à se remettre des douleurs physiologiques et psychologiques. Mais il tient enfin sa vocation, validant, du même coup, son nouveau métier d’explorateur scientifique.

Depuis, il œuvre comme scientifique et pédagogue, planifie des voyages et des tournées de conférences, se fait également l’ambassadeur d’un groupe spécialisé dans la surveillance globale, par satellite, de l’environnement. Il continue aussi à explorer les extrêmes, passant 121 jours, en solitaire, dans le désert namibien, testant notre capacité d’adaptation lors de futurs vols habités vers Mars, ou autres objectifs de la conquête spatiale, une mission qui caractérise bien son métier : « l’aventure et l’exploration au service de la science, la science et la technologie au service de l’aventure, l’ensemble au service de l’homme », une quête d’ailleurs « qui mène de plus en plus haut, de plus en plus profond ».

Ces vingt ans de métier l’invite à offrir, à la fin de cet ouvrage autobiographique, un « guide de l’explorateur, afin d’éviter « les écueils, voire de gros ennuis ». Parmi les aspects majeurs à surveiller : le cadre juridique, la gestion de l’image, les communications, la qualité et le dynamisme des conférences (« la crédibilité passe avant la notoriété »), le partenariat (« le combat de tous les jours »), la logistique (des « check-lists » rigoureuses, je ferai), la sécurité, d’abord la sécurité, surtout la sécurité (« c’est le premier sujet sur lequel je me penche, lors de la conception du programme), le savoir dire stop : « il est inutile de mourir pour une expédition ». Elle est bien terminée, cette époque des martyrs pour la science.

Qu’est-ce donc , finalement, une vie d’explorateur scientifique ? « Un long parcours d’obstacles ». « Seule la ténacité et la détermination, la persévérance et la patience, permettent de le parcourir pour atteindre les objectifs fixés ». Êtes-vous toujours candidat ?

Métier : explorateur scientifique, Stéphane Lévin, les éditions de l’Homme.

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