9Mar
Christian Vachon
Histoire

C’était, il y a longtemps, en Amérique française…

C’était, il a longtemps, il y a trois cent-cinquante ans, en 1668, à Québec, l’inauguration du Petit séminaire. Ce lieu, qui n’a nullement vocation d’enseignement, sert de résidence aux étudiants du collège des Jésuites (avant de devenir « dortoir » pour ceux qui, ayant la « vocation » veulent entrer au Grand séminaire). Ce n’est qu’en 1765 que ce « Petit séminaire » deviendra une école, en remplacement du collège des Jésuites.

C’était, il y a longtemps, il y a trois cents ans, en 1718, la fondation de La Nouvelle-Orléans par Jean-Baptiste Le Moyne, sieur de Bienville. Construite selon un plan « bien symétrique », la ville n’aura finalement « d’ordonné » que le quadrillage de son « Vieux-Carré ». Le grand poste de traite de fourrures, à l’entrée du Mississippi, devenue capitale de la Louisiane en 1722, aura, dès les débuts, une réputation sulfureuse et joyeuse.

C’était, il y a moins longtemps, il y a cent ans, le 1er avril 1918, l’émeute de la conscription à Québec. Des gens manifestent depuis trois jours, dans les quartiers populaires de Saint-Roch et Saint-Sauveur, contre l’arrestation d’un réfractaire à la conscription par  des « spotters » (des policiers fédéraux). Le maire Lavigueur fait appel à l’armée « pour rétablir l’ordre ».

Au coin Saint-Vallier, Saint-Joseph et Bagot, cette journée du 1er avril, le major Mitchell « fait tirer sur la foule ». Il y a quatre morts (Honoré Bergeron, 49 ans ; Alexandre Bussières, 25 ans ;  Édouard Tremblay, 23 ans ; et Georges Demeule, 15 ans), et plusieurs blessés sur le terrain. Les quatre victimes n’étaient, semble-t-il, nullement des émeutiers. Elles étaient simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Une commission d’enquête conclura que c’est le manque de jugement des « spotters » qui mit le feu aux poudres. Les familles des victimes ne seront toutefois jamais indemnisées. L’historien Jean Provencher nous retrace dans son Québec sous la loi des mesures de guerre : 1918 (avec, en page couverture, la photo des quatre Canadiens français abattus par l’armée), paru chez Lux en 2014, cette crise de la conscription qui a mené à cette rébellion tragique du printemps 1918.

À la fin de l’été 1918, il y a cent ans, des Canadiens français, membres du 22e bataillon, se distinguent en Europe dans ce qui deviendra l’offensive victorieuse des Alliés. Ils participent à la bataille d’Amiens, le 8 août (le lieutenant Jean Brillant va s’y mériter sa Croix de Victoria) ; de Cherisy, le 26 et 27 août (un combat terrible, où au prix de lourdes pertes, le 22e va parvenir à franchir la Ligne Hindenburg) ; et de Cambrai, du 3 au 8 octobre (le 22e, cette fois-ci, progresse de plus de 35 kilomètres, et fait plus de 18 000 prisonniers). Le 22e bataillon est au repos, depuis quatre jours, au moment de l’armistice, le 11 novembre. George Lawrence Price, membre d’un autre bataillon, le 28e, sera, deux minutes avant que l’armistice ne prenne effet, à 11 heures, le dernier soldat canadien tué lors de la Première Guerre mondiale.

Pamphile Le May, un romancier québécois, un peu injustement oublié, meurt un peu plus tôt cette année là, le 11 juin, il y a cent ans. L’écrivain, né à Lotbinière, le 5 janvier 1837, auteur du Pèlerin de Sainte-Anne (1877), de Fables canadiennes (1882) et de Contes vrais (1899), traducteur de l’Évangeline de l’américain Longfellow, fut aussi le premier responsable de la Bibliothèque de l’Assemblée législative du Québec, en 1867.

Deux naissances remarquables aussi, en cette année 1918 : Guy Frégault, le 16 juin, un des premiers historiens « professionnels » du Québec (avec Marcel Trudel), auteur de La guerre de Conquête (rééditée chez Septentrion) et de la Civilisation de la Nouvelle-France, 1713-1744 (le chercheur, prônant une vision, dérangeante à l’époque, d’une Nouvelle-France société commerciale et non agricole, mort, à Québec, le 13 décembre 1977, fut aussi le premier sous-ministre aux Affaires culturelles, en 1961) ; et René Lecavalier, le 5 juillet, la grande voix de La soirée du hockey, de 1952 jusqu’à son départ en 1885. Il décédera, quelques années plus tard, le 6 septembre 1999.

C’était, il y a peu, il y a vingt-cinq ans, en février 1993, la démission du très impopulaire premier ministre conservateur Brian Mulroney, tenu responsable de tous les maux du Canada : la récession économique, la TPS, la mauvaise fin de saison des Expos, … Un de ses proches conseillers à l’époque, Luc Lavoie (maintenant commentateur « au style très direct » à la radio), nous raconte son parcours auprès de lui, ainsi que d’autres épisodes marquants de sa carrière de « gestionnaire de crise », dans son autobiographie En première ligne : le parcours atypique d’un communicateur parue le 5 février 2018.

Une étoile filante du nom de Kim Campbell (révélée, entre autres, par une photo où, dénudée, elle se dissimulait derrière une toge) succède à Brian Mulroney comme première ministre et cheffe du Parti conservateur, le 25 juin. Menant une campagne des plus médiocres, son parti et elle seront balayés (seuls Jean Charest, et une autre députée conservatrice, conserveront leur siège) par Jean Chrétien et les libéraux le 4 (le « squat ») novembre au soir. Malgré sa forte majorité (177 députés), Chrétien ne parvient pas à gagner l’affection des Québécois qui vont élire 54 députés du Bloc québécois.

Un autre premier ministre, du Québec cette fois, un mal-aimé, baptisé plus tard de « naufrageur » et de « tricheur » par le journaliste Jean-François Lisée, démissionne, il y a vingt-cinq ans, le 14 septembre 1993 : le libéral Robert Bourassa. Il sera remplacé, le 11 janvier 1994, par Daniel Johnson (fils).

L’année 1993 est, enfin, l’occasion d’une dernière, la dernière coupe Stanley remportée, il y a vingt-cinq ans, par les Canadiens de Montréal (contre les Kings de Los-Angeles), le 9 juin. Vingt-cinq ans…

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