11Nov
Christian Vachon
Fantastique/SF/Horreur

Le mystère Shamshank

« Frank Darabont not only made one of the best movies from one my work, he made what may stand as one of the best movies, period. » – Stephen King

À l’automne 1994, un film:  une histoire de prison au titre imprononçable, apparait et disparait rapidement des écrans de cinéma d’Amérique, sans surprise, dans la quasi indifférence, éclipsé par un Pulp Fiction de Tarantino sortant la même semaine.  Fin de l’histoire.  Pas tout à fait.

En moins de deux ans, dans le vaste marché d’alors du vidéo de location, l’œuvre devient plus qu’un film culte, un phare qui nous dirige, un objet rare qui nous accompagne toute notre vie, nous motive en de multiples occasions.  « Get busy to dying or get busy to living » : le message est universel.  Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, tous continuent d’apprécier cet appel du prisonnier Andy Dufresne nous incitant à garder espoir.  Quelle est cette mystérieuse aura de Shawshank Redemption ?

Vingt-cinq ans plus tard, Mark Dawidziak enquête à ce sujet dans The Shawshank Revealed.  How One Story Keeps Alive, publié chez Lyons Press, l’incroyable histoire d’un film adoré de tous.

L’auteur, fin connaisseur de Mark Twain, et des grandes œuvres populaires de la télé et du cinéma (Columbo, The Twilight Zone,…), a pu observé, en tant que journaliste culturel débutant dans un quotidien local, en Ohio, le tournage du film, en 1993. Des années plus tard, il revisite les lieux, réalisant, pour ce livre, plus de 70 entrevues, des grands artisans, aux plus humbles figurants de l’œuvre de Darabont, de Morgan Freeman, au « laundry truck driver ».  Nous saurons tout ce qu’on doit savoir sur Shawshank, même le plus inattendu :  comment des acteurs, hors champ, vont pousser un ambulance tombant en panne, ou pourquoi des vers vivants ne peuvent servir de repas à un oiseau ?

L’œuvre est un mystère dès son enfantement littéraire.   Personne ne peut imaginer, en 1982, qu’une telle histoire «d’espoir et de persévérance », au titre tordu Rita Hayworth and Shawshank Redemption,  peut surgir parmi les quatre nouvelles du recueil Different Seasons (chacun des récits est associé à une saison, le printemps dans le cas de Rita Hayworth) du maître de l’horreur Stephen King.

Le mystère Shawshank s’explique lorsqu’on sait que c’est homme sachant en penser en auteur (« a writer first ») Frank Darabont (l’artisan derrière le succès de The Walking Dead à HBO) qui en fait l’adaptation pour le cinéma :  «to me, it’s always character first (…) Director can go wrong when they focus too much on plot”.

Le mystère Shawshank s’explique lorsqu’on mise, lors du casting, sur le duo Tim Robbins et Morgan Freeman, plutôt que Tom Cruise et Harrison Ford, le choix original des producteurs.  C’est Liz Glover, l’une des productrices, qui suggère finalement Morgan pour jouer le rôle de Red.  Rien n’empêchait le personnage (un Irlandais, tout ce qu’il y a de Blanc, et roux, dans le roman) d’être un Noir (« was no reason the caracter had to be a white Irishman »).

Le mystère Shawshank s’explique si on tient compte de l’ambiance, extraordinaire, du tournage.  Ça clique, dès le départ, entre Robbins et Freeman, l’un et l’autre parvenant même à parsemer le récit, déjà riche et profond, de trouvailles.  Quant aux autres comédiens, qui, au départ, croyaient tourner dans un film d’épouvante (ben quoi ! c’est une histoire de Stephen King), ils se réjouissent tous, des années plus tard, d’avoir tenu, entre leurs mains, un des meilleurs scénarios de leur vie.

Le mystère Shawshank s’explique si on évoque l’environnement, le choix de tourner à l’extérieur, en Ohio, plutôt qu’en studio, à Hollywood. Le mystère Shawshank s’explique par la photographie de Roger Deakins, ses plans de cette prison désaffectée (l’Ohio State Reformatory de Mansfield, qui va être sauvée de la destruction, suite au succès du film, les nombreux visiteurs de l’endroit assurant des revenus à l’État) style « château de Dracula ».  Soulignons, en parenthèse, que la scène finale de la plage de Zihuatanejo n’a pas été tournée dans un Mexique, jugé trop dangereux, mais aux Îles Vierges, et que le « Oak Tree », l’arbre iconique près du mur de pierres, est disparu, depuis 2017, victime de la pourriture et de vents violents.

Mark Dawidziak nous remémore, ensuite, dans sa narration, les « temps sombres » de la sortie du film, à l’automne 1994, et cette soirée des Oscars, à l’hiver 1995, où Forrest (Gump) tasse Andy.  Mais, on le sait maintenant, Andy, comme lors du film, ne reste pas longtemps au « trou »,

L’auteur consacre tout un chapitre (Chapter IV :  The Shawshank Interpretation, Afterlife and Legacy)  à cette destinée spectaculaire d’Andy Dufresne.  Le mystère Shawshank s’explique, aussi, par la narration, chaude, réconfortante de Morgan Freeman.  Le mystère s’explique, aussi, par le propos : la rédemption (« All right, it’s all about redemption »), l’espoir, l’amitié.  Le mystère s’explique, aussi, par ce symbolisme «Christ-like » incontournable.

De fait, des centaines de milliers de visiteurs (si ! plus de 120 000, uniquement à la Ohio State Reformatory) empruntent, annuellement, en forme de pèlerinage, la Shawshank Trail, en Ohio, parcourant les multiples lieux de tournage (plus de quinze sites :  la prison, à Mansfield, la banque, à Ashland, la salle de cour, à Upper Sandusky,…).  Ils n’expriment pas que leur enthousiasme, ils veulent partager une expérience spirituelle, affective (« they want to share why this movie means so much to them »), pourquoi ils ont saisi le message d’Andy.  Un Canadien, en revoyant les reliquats du « Oak Tree », confesse :  «I start crying.  If I die tomorrow, I die a happy man ».

Tim Robbins qui, bien entendu, se fait fréquemment accoster par des admirateurs au sujet de ses films, confirme cet aura Shawshank :  « It’s not just :  «Hey, I loved you in that « kind of thing » »… It goes very deep ».

Finalement, il n’y a pas de mystère Shawshank.  Le récit n’est qu’un truc d’horreur à la Stephen King comme les autres.  Simplement, « monsters are real, and ghosts are real too,  They live inside us, and sometimes, they win”.   Il suffit d’un peu de courage, d’un peu de patience (un “little rock hammer » fait amplement l’affaire) pour nous enfuir d’eux.  « Get busy to living ».

—  The Shawshank Redemption revealeD.  How One Story Keeps Alive.  Mark Dawidziak, Lyons Press

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