21Mar
Christian Vachon
Cinéma

Un punch encyclopédique pour le « Dude fanatique »

Le Big Lebowski fête ses vingt ans, en 2018, et le « Dude fanatique », celui qui n’hésite jamais à faire une virée au dépanneur en robe de chambre, a de quoi célébrer avec ce guide ultime, en vente chez votre libraire, I’m a Lebowski, You’re a Lebowski: 20th anniversary (une nouvelle édition mise à jour, chez l’éditeur Bloomsbury, du recueil publié, une première fois, en 2007).

Ce punch encyclopédique, chaleureusement toléré par les frères Coen (« They have neither our blessing nor our curse »), concocté par les « Dudes fondateurs » des Lebowski Fest Will Russell et Scott Shuffitt (avec les collaborations du graphiste Bill Green et du gestionnaire web Ben Peskoe), dans lequel vous avalerez, entre autres, que le Dude a pour modèle Jeff Dowd, un type qui a réellement été membre, dans les sixties, des « Seattle Seven », en plus d’avoir aidé une « lady friend » à procréer (mais qui n’a, toutefois, jamais été « roadie » pour Metallica) ; que, lors du film, le Dude devait conduire, comme son parangon Jeff Dowd, un Chrysler Le Baron, mais John « Walter Sobchak » Goodman ne pouvant s’y loger, on opta plutôt pour un Ford Torino 1973 plus spacieux ; et que l’histoire du « Little Larry » visité à sa résidence par un « détective » qui lui pointe un travail scolaire, retrouvé dans une voiture volée, et emballé dans une feuille plastique, en lui assénant : “Is this your homework ?”, est tout ce qu’il y a de plus vrai, mot pour mot.

Comme premier verre de punch (ou de White Russian), un avant-propos de Jeff Bridges qui nous sert son appréciation du film culte : “What’s great about that is how it says it all without really saying anything”.

How Dude Are You?” nous mettent à l’épreuve, plus loin, les auteurs, “What’s your favorite Eagles ?” (choix a) Desperado, ou c) « I hate the fucking Eagles »), “What is the smallest check you’ve ever written?”  (choix a) $100 and up, ou c) $0.69 and under), “When do you pay your rent?” (choix b) The tenth, ou c) “Far out, man”.

Ils nous font apprécier des dialogues du film qui ont été quelque peu tamisés lors d’une diffusion à la télévision « grand public » :

Dialogue original : “I’ll suck your cock for a thousand dollars”.
Version TV : I’ll slurp your Coke for a thousand dollars”;

Dialogue original : “This is what happens when you fuck a stranger in the ass!”.
Version TV : “This is what happens when your find a stranger in the Alps and feed him scrambled eggs!”.

Ils vous proposent aussi de « dude-ifier » votre voiture en l’agrémentant d’ornements provenant de trophées de bowling, et en dénichant la coloration de rouille adéquate (sans oublier de glisser un bon « tape » de Creedence dans le lecteur).

Au passage aussi, nous assimilons qu’en tant que « Dude fanatique », si on veut se ménager les pauses nécessaires dans sa vie, nous devons respecter certaines règles : “Never have an outward-opening door on your house” ;  “A plan referred to as « foolproof » is often proved foolish”; “Always protect your sacrificial beverage (White Russian, Black Russian ou Red Russian), even in times of severe duress”; “Never trust a cab driver who enjoys listening to the Eagles”.

Les auteurs invitent aussi à la fête les comédiens du film. Les réponses, à leurs demandes d’entrevues, sont des plus enflammées : “We were in no way prepared for the level of enthusiasm we encountered”. Tous ont des bonnes et étonnantes choses à dire. John « Walter » Goodman : “I think that’s my favorite thing,  I’ve ever done in my life”;  Julianne “Maude Lebowski” Moore : “I really liked the part. I thought it was superfunny”;  Jeff “The Dude” Bridges: “You don’t see me bowl in “The Big Lebowski”. But we trained extensively for the bowling scenes”. John Turturro évoque qu’il souhaite éventuellement se diriger lui-même dans un “spinoff” centré sur son personnage de Jesus Quintana.

Même les acteurs dits « secondaires » ont du fun à célébrer le film. Jack « Marty the Landlord » Kehler : “A young guy (In Edinburgh, Scotland) come up to me and said: “I thought it was you! The Big Lebowsky, Your character has influenced a lot of comedian over her in Britain!””;  Jesse “Little Larry Sellers” Flanagan: “They wanted to see who could stonewall the best and not crack under pressure, and (…), I am pretty darn good at it”. Se pointent aussi Jim “Liam O’Brien” Hoosier (le “Jesus’s bowling buddy”), ce non-acteur, recruté dans un salon de quilles, parce qu’il avait des airs d’Irlandais, et Asia Carrera (Sherry dans Logjammin’), une « porn-star » de métier qu’on hésite à engager, car “too beautiful for this part”.

Même Robin Jones, la “Ralphs Checkout Girl” aux cheveux pas lavés d’la semaine, va être conviée à ajouter son grain de sel sur la postérité du film (“It’s amazing how many people have a religion around the movie”), mais, bien sûr, par Steve Buscemi, car “Shut the fuck up, Donny”.

Will Russell et Scott Shuffitt convoquent également le vrai Dude Jeff Dowd, Peter Exline (“His rug really tied the room together, his car was also stolen”), des inspirations au “Walter Sobchak” du film: le réalisateur John Milius (“he has such great enthusiasm”) et “Big Lew Abernathy –celui qui réellement entama l’enquête menant à la découverte d’un homework dans la voiture volée, et retrouvée, de Peter Exline (“This is « très » fucked up.  This is my life. My life is in the movie and I don’t know how”), et le “Real Little Larry” Jack Freeman, “a pretty funny, well adjusted dude” (““Did you steal this car?” And I said: “No””): “Is this your homework?” That part was exactly like in the movie. It was in this little plastic wrapper”.

Les auteurs accueillent aussi une dizaine d’adeptes du culte The Big Lebowski, des disciples s’identifiant avec fierté comme «The Achievers », à l’exemple de Johnny Hickman, auteur-compositeur de chansons de Fort Collins, Colorado : “I watch The Big Lebowski to laugh and The Elephant Man to cry.  I consider them both nearly perfect films”.

Russell et Shuffitt nous narrent eux-mêmes les débuts des Lebowski Fest, en novembre 2002, dans une allée de quilles (au Fellowship Lane de Louisville, Kentucky). Un premier concours de déguisements tirés du film s’y tient déjà. Le premier gagnant : un type d’Indianapolis, dans la combinaison violette de Jesus Quintana (on verra, lors des années suivantes, des orteils coupés et une « Creedence tape » géants).

La fête se poursuit avec ces surprenantes gâteries tirées du film : que le mot « dude », et ses variantes (« Duder », « His Dudeness »), est prononcé plus de 160 fois à l’écran ; qu’à six minutes 34 de la diffusion, on remarque que l’allée de quilles est orange, et qu’à la seconde suivante elle devient verte ; qu’à vingt-et-une minutes deux secondes, le Dude entame le premier de ses neuf verres de White Russian consommés lors du film (accompagnés de quatre joints) ; et qu’à une heure cinquante-deux, et onze secondes (la toute fin du film), le joueur de quilles en action est Barry Asher, un professionnel, une légende, qui a servi de « bowling consultant » lors du tournage : “He bowls the movie’s first and final balls”.

Les auteurs nous concoctent également un English-Achiever Translation Guide. Appréciez ces deux exemples :

English :  “I won’t tolerate any more of this”.
Achiever : “I will not abide another toe”;

English : “You’re upsetting me”.
Achiever : “You are entering a world of pain”.

Ils cuisinent même le plus parfait des glossaires Lebowsky. Savourez cette tranche :

Nihilist n. one who believes in nothing, Pastimes include techno-pop music, severing toes, marmot wrangling, threatening castration, and passing out in pools. May cause exhaustion.

Enfin, pour digérer, ils nous invitent à une promenade sur les différents lieux du tournage. On y découvre que le « Maude’s Loft » se retrouve dans le même bâtiment, à Los Angeles, que le « Palace Theater » où Marty The Landlord exécute sa performance de danse, et que le restaurant où la bande de nihilistes déjeune existe toujours, à Culver City : c’est le Dinah’s, sur South Sepulveda, et il sert encore des “lingonberry pancakes and pigs in a blanket”.

En guise de discours de fermeture à cette célébration : une postface écrite par Daphne Merkin (une ancienne critique de cinéma au New Yorker qui, soulignons-le, n’a rien d’une « Dude fanatique » :  “I’m not a convert. I still think it’s primarily a guys’ flick” qui diagnostique le phénomène culte : “The Dude and his disconnect from the real world seems like an attitude that has its distinct appeal”.

Soyons confortable avec notre choix de vie, et les choses vont toujours bien se passer pour nous.

– À consulter :
Bill Green, Ben Peskoe, Will Russel, and Scott Shuffitt (“with a new afterword by Daphne Merkin”), I’m a Lebowski, you’re a Lebowski: 20th Anniversary, Bloomsbury.

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