29Avr
Christian Vachon
Histoire

L’histoire déli-franchement bonne des p’tits gâteaux Vachon

Une histoire de réussite spectaculaire, une histoire qui tient à cœur tous les Québécois que celle que nous conte Dave Corriveau dans L’histoire des p’tits gâteaux Vachon, 1923-1999 : De sucre et d’audace, publiée, cette hiver 2019, aux éditions Septentrion.   Cette histoire tient aussi personnellement à cœur le narrateur, beauceron d’origine.  Son grand-père fut un des premiers employés de la pâtisserie de Sainte-Marie-de-Beauce.  Son père, sa mère, son frère, et lui-même vont également y travailler un certain temps.

Le fier gars du coin, historien de formation, nous conte, dans cet appétissant bouquin, savoureusement illustré de judicieuses photos d’archives, parfois déroutantes (comme ce « plus vieux gâteau de noces au monde », datant de 1946, et « homologué » en 1996,  conservé à la Maison J.-A. Vachon), et de publicités humant bon la nostalgie, une aventure inspirante, une aventure incroyable mais vraie.

En 1923, désireuse de mettre fin à l’exode de deux de ses fils, Joseph et Amédée, partis chercher du travail aux États-Unis, Rose-Anna Giroux encourage son mari Joseph-Armand Vachon à emprunter  7 000 dollars (montant respectable à l’époque) pour acheter une petite boulangerie à Sainte-Marie-de-Beauce, le premier, et loin d’être le seul, des risques payants de cette histoire d’entreprise.

En 1966, les fils Vachon, depuis longtemps de retour en Beauce, n’inaugurent non seulement, à Sainte-Marie, une nouvelle usine, donnant du travail à plus de 1 000 employés, ils gèrent la plus grande pâtisserie au Canada.

Ce succès, ils le doivent à la créativité, à l’audace.  Il en fallait pour survivre à la grande dépression des années 30 : au lieu de s’apitoyer, la famille va tenir le pari du saut de la production artisanale à l’industrielle, grâce à un nouvel emprunt. Il en fallait pour prospérer en plein conflit mondial :  les frères Vachon vont multiplier les contrats avec l’armée… et se procurer du sucre sur le marché noir.  Il en fallait pour refuser, lors des années cinquante, de s’asseoir sur ses lauriers, en osant investir dans de nouveaux équipements, et moderniser l’image du produit.

Les p’tits gâteaux Vachon, c’est devenu gros à la fin des années 60. C’est même trop gros à « runner » comme « dans l’temps » pour les frères Vachon. Les patrons, « bons pères de famille », doivent accepter la syndicalisation, et lorsqu’ils voudront vendre, faute de relève familiale, à des Américains, à l’aube des années 70, le politique s’en mêle :  le Québec ne peut perdre ce fleuron patrimonial. Le Mouvement des caisses Desjardins va venir à la rescousse.

L’histoire d’amour des Québécois avec ses p’tits gâteaux se poursuit.  Les années « Culinar » sont synonymes de croissance, de grandes expansions.  Le « complexe alimentaire Vachon » avale, l’un après l’autre, ses concurrents (Vaillancourt, Viau,…), poursuit son expansion aux États-Unis, célèbre, le 22 octobre 1985, avec un énorme Jos-Louis, la production de son dix milliardième petit gâteau.

Les racines beauceronnes de la pâtisserie deviennent particulièrement ténues. L’achat de l’entreprise, par Saputo, en 1999, met définitivement fin, entre autres, au dernier lien d’affaires de la famille Vachon (qui détenait toujours 3.8 % de Culinar) avec le commerce fondé 75 ans plus tôt.

Si les années 90 sont, comme on le découvre, particulièrement rocailleuse, les décennies qui suivent le sont encore davantage. Saputo, insatisfait des résultats des « p’tits gâteaux », vend, en 2015, Vachon à Canada Bread, une division du Grupo Bimbo, une multinationale mexicaine !

Une aventure qui se termine bien ?  L’usine opère toujours à Sainte-Marie-de-Beauce, mais la saveur beauceronne s’estompe, et, avec elle, cette histoire d’amour.

Une amertume d’une autre forme, bien menue je le confesse, est ressentie à la fin de la lecture de cette Histoire des p’tits gâteaux : l’absence de références à ce jingle publicitaire, extrêmement populaire, du début des années 70, qu’on nous martelait, ma sœur, mes frères et moi, nous les seuls enfants Vachon de l’endroit (les « p’tits gâteaux » qu’on nous surnommait avec tant d’originalité), dans la cour de l’école primaire de Charny, en banlieue de Québec :  « Vachon c’est délifraîchement bon, tum dum dum doum ».   L’histoire des p’tits gâteaux me tient, moi-aussi, à cœur, sans rancœur, depuis longtemps.

–          L’histoire des p’tits gâteaux Vachon, 1923-1999 :  De sucre et d’audace.  Dave Corriveau, Septentrion.

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