12Oct
Christian Vachon
Littérature jeunesse

Mignons, mais trop appétissants bébés animaux

Pas toujours une partie de plaisirs d’être un bébé animal.

Savez-vous que les petits du héron garde-bœufs s’entretuent dès que leurs parents ont le dos tourné ?

Ou que lorsqu’un panda a deux petits, il en choisit un : « tant pis pour l’autre ! » ?

Ce ne sont que deux des « mignonnes » anecdotes, parmi une centaine, rassemblées par Brooke Barker dans Dur, dur d’être un bébé (une traduction, chez l’éditeur Flammarion, de Sad animal babies), un petit bouquin illustré, coloré, accrocheur, facile à consulter, rédigé sous le signe de l’humour et de la fantaisie, qui nous en apprend beaucoup sur les « plaisirs » de l’enfance dans le monde animal.

L’auteur, l’ainée d’une famille de cinq gamins, installée alors « aux premières loges » pour observer l’enfance humaine (« et s’amuser du tout »), s’est captivée très tôt, également, pour celle, plus périlleuse et étonnante, de l’enfance animale. C’est que ces bébés animaux, « certes plus mignons que leurs parents », mais aussi « plus fragiles et plus lents », sont des cibles désignées « pour les mille et un problèmes qui guettent leurs petites vies déjà bien compliquées d’animaux ».

Ils ont de quoi, en comparaison, à envier le sort du bébé humain, dont le seul défi quotidien est d’affronter sa gardienne qui « veut lui faire avaler une autre cuillerée de purée de carottes ». Songez, d’ailleurs, au destin de ce bébé lièvre, tapi dans sa tanière, se cachant des renards. Songez à celui de cette petite iguane, sur une lointaine île des Galapagos, tout juste sortie de sa coquille, « poursuivie par une douzaine de serpents affamés prêts à dévorer tout ce qui bouge », ou à l’avenir de ce porcelet, de deux ou trois jours, qui a près d’une chance sur deux de mourir écrasé par sa mère.

C’est qu’ils ont souvent des parents indignes ces bébés animaux : les dermaptères (une bibitte minuscule) ne s’occupent que de leurs petits « qui sentent bon » (un signe de bonne santé) ; les petits dragons de Komodo doivent se réfugier dans les arbres pour ne pas se faire dévorer par leurs parents ; la maman pluvier neigeux abandonne son compagnon dès que les œufs éclosent, laissant le papa s’en occuper tout seul. Chez les « combattants », un poisson des Tropiques, ce sont aussi les papas qui s’occupent des bébés, les cachant même des mamans, qui auraient plutôt tendance à les manger. Rares, en fait, sont les parents poissons qui s’occupent des petits. Du côté des papas et mamans tortues, c’est la totalité d’entre eux qui se détournent du destin de leurs enfants.

Il faut reconnaître que, dans le monde animal, s’occuper d’un bébé, ça exige parfois beaucoup des parents. L’œuf du kiwi fait le quart du corps de sa maman porteuse, ce qui complique son alimentation et sa respiration. Les bébés cécilies (un type de vers) utilisent leurs petites dents pour manger la peau de leurs mamans (pleine de nutriments). Encore pire, le petit amaurobius ferox, une espèce d’araignée, dévore sa mère à sa naissance.

La nature regorge toutefois de parents exemplaires et dévoués, faisant fi de ces périls. Le mâle, chez la grenouille de Darwin, se porte volontaire pour couvrir les œufs (plus d’une quarantaine) dans sa bouche, tandis que le crapaud du Surinam va les incuber sous sa peau, au niveau du dos (et, tout comme le petit « Alien », le bébé crapaud de Surinam va devoir traverser la peau du « porteur » pour venir au monde). Le bébé koala, petit comme un bonbon, très dépendant, par sa taille minuscule, passe tout de même une enfance heureuse, dissimulé dans la poche de sa mère, à manger le caca de celle-ci, riche en feuilles d’eucalyptus. Les papas et mamans cachalots, autres parents modèles, se relaient pour garder leurs petits, mais la plus dévouée des mères du règne animal demeure la maman pieuvre qui veille, pendant des semaines et des semaines, voire des mois si nécessaire, ses œufs, sans jamais les quitter pour se nourrir et se reposer.

Mâles et femelles animaux ont aussi développé toutes sortes de trucs pour s’assurer une lignée prospère : les campagnols (une espèce de petites marmottes) se reproduisent dès l’âge de trois semaines (ayant même trois portées durant l’année) ; il faut 18 mois à deux rats, et à leur descendance, pour engendrer un million de petits ; les dindes se reproduisent sans s’accoupler. Le puceron possède également cette faculté dite de la parthénogenèse, il peut même donner naissance (« hallucinant ! ») à une copie parfaite de lui-même toutes les 20 minutes. Encore plus extraordinaire, quand deux escargots s’accouplent, ils tombent enceints « tous les deux ».

N’oublions pas , également, que certains de ses « mignons bébés animaux » savent se défendre très tôt. L’hippopotame, à sa naissance, possède un argument de poids : il pèse plus de 45 kilos (il atteindra 200 kilos dans sa vie adulte). Les hyènes tachetées, quant à elles, naissent avec une canine parfaitement développée, apte, déjà, à la défense (ou l’attaque). Le bébé crocodile, lui, est pourvu d’une seule dent, mais une dent « super longue » qui lui permet de percer sa coquille. Le bébé dauphin a lui aussi des dents, mais des dents faites pour se battre, pas pour mâcher.

Ils ne veulent donc pas être uniquement mignons, et bons à dévorer, les bébés animaux. Certains sont mêmes très agressifs : les petits irrosors moqueurs, des bébés volatiles, lancent sur leurs ennemis des jets d’excréments ; si elles grandissent dans des zones très peuplées, les salamandres tigrées développent de longues mâchoires qui leurs permettent de dévorer leurs camarades. Les diables de Tasmanie pratiquent aussi cette « autorégulation » des naissances : la portée, de trente petits en moyenne, va se battre dans la poche de la mère marsupiale. Il survivra trois ou quatre bébés.

Brooke Barker, l’observatrice amusée, l’illustratrice inspirée, nous révèle aussi d’autres fantaisies de ce monde de l’enfance du règne animale : les quatre stades (de l’œuf à l’âge adulte, en passant par la larve pleine de piquants, et la nymphe bosselée) des bébés coccinelles ; les parents pigeons cachant leurs petits (trop moches ?) ; les bébés morses transformant des oiseaux morts en jouet ; les chameaux naissant sans leurs bosses,…

Super mignon… et appétissant ce livre.

Dur, dur d’être un bébé : les bébés animaux comme vous ne les avez jamais vus. Brooke Barker, Flammarion.

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