10Août
Christian Vachon
Santé

Un supplice nommé acouphène

Elle revient encore cette sale petite musique dans l’oreille.  C’est l’enfer !  Plus moyen de penser à autres choses, plus moyen de retrouver la joie de vivre.

Vous n’êtes pas le seul à subir cette détresse, à affronter ce bourdonnement constant. Il y a plusieurs milliers de personnes, comme vous (plus de 3% de la population), à être atteintes d’acouphènes dérangeants.  Et, comme vous, elles n’ont, maintenant, plus aucune raison de laissez faire.

Depuis plusieurs années, la communauté scientifique tente de trouver des techniques, des solutions pour briser l’isolement des victimes d’acouphènes, et leur donner espoir, et l’une des meilleurs spécialistes en ce domaine, une pionnières dans l’évaluation psycho-acoustique, vient même du Québec, et a pour nom Sylvie Hébert.

Cette fine analyste du stress et de la détresse psychologique en lien avec ce supplice auditif vient tout récemment, ce printemps, de faire paraître un bouquin, chez l’éditeur québécois Trécarré Les acouphènes : les reconnaître et les oublier, offrant ainsi, en moins de 160 pages, par ses conseils, réconfort et soulagement à des milliers de gens.

Dans les premiers chapitres, en plus de révéler les caprices du système auditif, elle détaille les deux types d’acouphène :  l’un, plutôt rare, dit « objectif » (causé par un flot sanguin, près d’un artère dans l’oreille, et qu’un médecin peut même entendre lors d’un examen), et l’autre, plus courant, dit « subjectif » (provoqué par une activité nerveuse, aberrante, générée quelque part dans le système auditif) qui occasionne un « son fantôme », celui qu’on interprète, à tort, comme un son dans le cerveau.

Êtes-vous certain d’être atteint d’acouphènes ?  Ce « son fantôme » interfère-t-il, de façon significative, votre vie quotidienne, votre sommeil, votre humeur ?   Sylvie Hébert nous indique quel professionnel à consulter, médecin ou audiologiste, et les éléments essentiels du diagnostic qui devra être posé (l’histoire du cas, l’examen physique de base, l’audiologie,…).  Elle en profite, surtout, pour nous dévoiler les deux facettes de l’acouphène, deux facettes à tenir compte dans le mode d’intervention :  le « percept », le son lui-même, et cette autre composante, la réaction de la personne atteinte.  « Si l’on prend deux personnes qui ont des acouphènes similaires en fréquence et en intensité, leur réaction peut être très différente ».

Pourquoi moi ?   Comment expliquer l’acouphène ?   Celui-ci, on s’en doute, est souvent le résultat d’une activité nerveuse générée dans le système auditif en réaction à une diminution de l’activité du nerf auditif, un dommage, visible ou caché, causé souvent par une juxtaposition au bruit (faisant des amateurs de musique forte des personnes à risque), mais le système auditif n’est pas l’unique responsable du forfait.  Il faut tenir compte de la relation dynamique entre le cerveau et l’environnement.  Le système limbique (les émotions, le stress) et l’attention jouent certainement un rôle dans les acouphènes et leur sévérité.  En fait, le stress semble plus important que le bruit dans l’apparition d’acouphènes graves.

Alors, que faire ?  Sylvie Hébert, dès son chapitre quatrième, expose de multiples solutions.

S’informer d’abord, prendre conscience que l’acouphène est commun, qu’il s’agit d’un trouble de l’audition plutôt que d’une maladie, qu’il est rarement causé par une pathologie… et qu’il n’est pas dangereux.  On ne meurt pas d’un acouphène.  Et il ne rend pas sourd.

Reprenez ensuite le contrôle.  Renversez la spirale de la « détresse émotionnelle ».  Les gens pour qui leur acouphène ne pose pas problème n’y pense tout simplement pas.  Sinon, tenez un journal quotidien de vos acouphènes, afin d’en connaître les variations, de savoir quelles circonstances posent plus ou moins problèmes.

Aucune gélule, aucune granule ne peut éliminer un acouphène, mais des interventions thérapeutiques s’imposent fréquemment.  Certaines visent la source même du problème : le son, le « percept », suggérant des stimulations sonores pour « masquer » l’acouphène, ou une neuromodulation pour interférer sur l’activité neurale.

D’autres thérapies, franchement encourageantes, ciblent la réaction, car « c’est l’état psychologique, et non les caractéristiques acoustiques de l’acouphène, qui peut le mieux expliquer (sa) sévérité ».  Et la plus efficace de ces interventions, la seule recommandé « sur des bases de preuves scientifiques solides », et la thérapie cognitive comportementale (TCC), qui nous force à identifier nos propres pensées et nos émotions face à nos acouphènes, à les faire évoluer vers un sentiment plus agréable, car, répétons-le, « la majorité des gens qui ont des acouphènes ne ressentent pas de détresse particulière ».

Ce traitement ne sera peut-être pas définitif (il n’existe pas de remède miracle), mais la personne atteinte, en plus d’en finir avec sa solitude, aura appris à apprivoiser son acouphène, voire à l’oublier.  Le désarroi fera enfin place à la sérénité.

–  Les acouphènes : les reconnaitre et les oublierSylvie Hébert, Trécarré

Fermer

Service aux
institutions

T 418 692-1175, poste 2 F 418 692-1021 Courriel

Commandes
internet

Courriel

Événements littéraires,
publicité, dons et commandites

Courriel

Vieux-Québec

  • 1100, rue Saint-Jean
  • Québec (QC) Canada
  • G1R 1S5
T 418 694-9748 F 418 694-0209 Courriel

Heures d'ouverture

Horaires d'automne

Du samedi au mercredi

9h30 • 18h00

Jeudi & vendredi

9h30 • 20h00

Saint-Roch

  • 286, rue Saint-Joseph Est
  • Québec (QC) Canada
  • G1K 3A9
T 418 692-1175 F 418 692-1021 Courriel

Heures d'ouverture

Horaires d'automne

Du samedi au mercredi

9h30 • 18h00

Jeudi & vendredi

9h30 • 20h00

À propos

Fondée en 1972, la Librairie Pantoute, dont les deux succursales sont agréées, compte, au total, plus de 50000 titres en inventaire.  Elle est membre de l’Association des librairies du Québec (ALQ) et du regroupement des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).

En 2012, elle célébre ses 40 ans d’existence. En 2014, la Librairie et Le Studio P deviennent la propriété de leurs employés qui se sont regroupés sous forme d’une corporation et d’une coopérative. La Librairie compte une trentaine d’employés.

Services

  • Service aux institutions

La Librairie Pantoute offre un service personnalisé, courtois, efficace et rapide aux institutions publiques et privées.

Service de commandes

– Suivi rigoureux de vos commandes et de votre budget
– Commandes spéciales (Europe et États-Unis)
– Réservations automatiques de séries BD
– Commandes en ligne de livres papier et numériques
– Livraison rapide et gratuite dans la région de la Capitale Nationale (des frais sont à prévoir pour le reste du Québec)

Service de recherches

– Recherches bibliographiques avancées
– Suggestions d’ouvrages selon vos besoins
– Envois de livres en consignation

Visites en librairie

– Nous vous accueillons en librairie ou dans notre salle de montre de la succursale Saint-Joseph
– Conseils de nos libraires spécialisés
– Présentations sur des thèmes ou des genres précis chez nous ou chez vous!

Institutions Hors-Québec

– Rabais de 15 % sur la plupart des livres
– Livraison rapide
– Service bilingue

Pour information.

  • Service aux particuliers

– Service-conseil personnalisé
– Commandes de livres et commandes européennes
– Recherches bibliographiques avancées
– Compte de fidélité

  • Commandes Internet

– Commandes en ligne de livres papier et numériques sur pantoute.leslibraires.ca

  • Événements littéraires

La Librairie croit que son rôle de diffuseur culturel auprès de la population est important. C’est pourquoi elle organise régulièrement des événements littéraires tels que des lancements de livres, des séances de signature et des causeries.

Pour information.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Menu Rechercher
MamboMambo