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Littérature québécoise

Je veux toujours mourir l’été

Alex Viens et Rose de la Riva - Poètes de brousse

Dans l'imaginaire collectif, l'été incarne " la belle saison ", le soleil galvanisant, les vacances propices aux périples les plus excitants, la crème glacée et la limonade sucrée. Mais pour beaucoup, l'été n'a rien du bonheur facile qu'on essaie de nous faire avaler comme une évidence. C'est plutôt la saison des inconforts intimes (plaies de frottement entre les cuisses nues, sueur logée dans chaque crevasse du corps), de l'exacerbation de la crise du logement (familles à la rue, hausses de loyer du 1er juillet), et du paroxysme des inégalités sociales (canicules dangereuses pour celleux sans climatisation, vacances cloîtrées faute de moyens, festivals et activités hors de prix).

C'est cette face sombre de la saison lumineuse qu'Alex Viens explore dans Je veux toujours mourir l'été, un recueil de vignettes imagées et sensorielles qui permet une salvatrice révolte contre l'injonction estivale au bonheur. Ambivalente, sa prose, tour à tour poignante et absurde, expose la positivité toxique d'une saison qui, chaque année, constitue une épreuve de force, mais aussi un retour à la vie. Avec une rare finesse pour dévoiler la charge politique nichée dans le quotidien et l'intime, Viens livre un texte bouleversant, sensible, mais aussi comique par moments comme le sont souvent les expériences du corps et de la précarité.

Accompagné des illustrations douces-amères de l'artiste Rose de la Riva, ce livre accueille le vécu des corps hors normes et marginalisés, offrant un contrepoint nécessaire à l'extase ensoleillée qui colonise les réseaux sociaux de mai à août.

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Poésie canadienne

Full-métal autochtoqueer

Joshua Whitehead - Mémoire d'encrier

Premier recueil de poésie de Joshua Whitehead, Full-métal autochtoqueer est centré sur le personnage du Trickster hybridé, Zoa, entité cybernétique et esprit double de l'Autochtone. Ressurgissant au coeur de l'apocalypse, Zoa contamine les oeuvres canoniques et populaires - Spenser, Shakespeare, Dickens, Milton - sans oublier les figures de la culture pop contemporaine dont Lana Del Rey, Grindr, Peter Pan. Émerge une quatrième dimension, où les vies bispirituelles règnent dans le temps NDN. Full-métal autochtoqueer est une odyssée futuriste où les expériences autochtones queer perdurent au-delà de la violence coloniale, ouvrant la voie à un avenir à la fois utopique et enraciné dans les traditions autochtones.

Liste courte 2017 du Lambda Literary Award pour la poésie transgenre. Sélectionné pour le prix de poésie Stephan G. Stephansson 2018.

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Littérature étrangère

Papillon monarque

Paul Lefort - Marchand de feuilles

Un soir d'été, Paul Lefort rend les clés de son appartement à L'Islet-sur-Mer, met sa voiture en hivernage et enfourche son vélo. Un saut dans le vide, un début de périple qu'il souhaite dessiner au fil de son envie. Son objectif de départ est de traverser le Canada jusqu'au Pacifique, cinq mille kilomètres plus loin. Il finira par se rendre jusqu'au Guatemala, en descendant la côte Ouest des États-Unis puis en parcourant les déserts et les montagnes du Mexique. Sept mois, 13 000 kilomètres de vélo et une panoplie de rencontres inimaginables - avec des lieux, des gens, des animaux, mais aussi avec lui-même. Entre descriptions sensorielles et réflexions intimes, son récit épouse le rythme fluide du pédalage : poétique, lucide, parfois drôle, parfois brutalement sincère. Son livre parle des écosystèmes et des sociétés de l'Amérique, et il touche aussi à un thème universel : l'exploration et la découverte de soi.

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Littérature étrangère

Le Calamity Club

Kathryn Stockett - Robert Laffont

Mississippi, 1933. Meg n'a que onze ans, mais elle a déjà appris à ne compter sur personne. Enfermée dans un orphelinat, elle se bat chaque jour contre la cruelle directrice des lieux. Birdie est chargée par sa famille, ruinée, d'aller retrouver sa soeur récemment mariée à un riche banquier. Mais l'innocente jeune femme découvre que ce foyer, parfait en apparence, repose en réalité sur un tissu de mensonges et d'illusions. Charlie, elle, est déjà bien cabossée par la vie. Internée de force dans un asile, elle semble prête à tout pour récupérer l'honneur et la fille qu'on lui a enlevés. Trois vies qui vont s'unir. Trois destins qui rencontrent celui de femmes hors la loi, décidées à refuser la misère. Mais en ces temps de prohibition où règne l'hypocrisie, tout écart peut avoir des conséquences dangereuses... Quel sera le prix à payer pour leur révolte ? Vous le découvrirez en lisant Le Calamity Club, une histoire d'amitié entre des femmes que tout oppose, où la solidarité n'a d'égale que la soif de justice et de liberté.

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Littérature québécoise

Le jour de ma mort

Moira-Uashteskun Bacon - Hannenorak

Le 21 juin 202X, un Cataclysme frappe le monde. À la même date, Mallorie Fontaine inscrit dans son agenda « Le jour de ma mort ». Six mois plus tard, pendant qu’il tente de survivre à la fin du monde, un jeune garçon trouve l’agenda de Mallorie, toujours ouvert sur la page du 21 juin 202X, avec les dernières notes de la jeune femme. Y a-t-il un lien entre la mort de Mallorie et celle de l’univers ?

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Littérature québécoise

Ouananiche : Amitiés, deuils et pêche à la mouche

Olivier Lussier - Ta Mère

La pêche à la mouche m’a appris le subterfuge : avancer dans l’eau jusqu’à la mi-cuisse en restant sec. Déployer ma soie en une série de faux lancers. Déposer sur la surface une mouche de poils qui cache un hameçon. Attraper une truite et la remettre à l’eau sans la manger. Faire semblant que tout va bien.. Pêcher est un prétexte pour sortir prendre l’air pendant que les gens que j’aime disparaissent..

L’écrivaine Katrine Deniset et l’autrice-compositrice-interprète métisse Andrina Turenne, toutes deux établies à Winnipeg, cosignent ici leur première traduction.

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Nos libraires craquent

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Littérature étrangère

Aller à la Havane

Leonardo Padura - Métailié

Un lumineux voyage intime dans le temps : Leonardo Padura, écrivain acclamé du désenchantement cubain, arpente les avenues de La Havane, cette ville où il est né, cette ville où il vit, souffrant d’un sentiment d’étrangeté. « Il y a trop d’espaces symboliques perdus. » Vidant son entrepôt de mémoires, il retrace de son style luxuriant le lent processus de décadence, s’étalant sur soixante ans, de cette Nice des Caraïbes agonisante, au présent ne ressemblant pas à l’avenir promis, avec ses lumières éteintes, ses vitrines dépérissantes, ses bâtiments se fissurant, mais méritant, en tentant de se rescaper de l’Histoire, d’être aimée. En quelques chroniques aussi, le romancier et ancien journaliste nous entraîne dans le passé plus lointain de la capitale cubaine, évoquant le destin d’êtres et de choses illustres : une gigantesque fonderie, le quartier chinois le plus peuplé d’Amérique latine, un percussionniste révolutionnant le jazz, un proxénète arrogant et prospère aux aspirations présidentielles.

Événements

10 sept.

Lancement avec Isabelle Forest – Naître de la terre sous mes ongles

— 5@7

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19 juin

Causerie avec Maude Jarry, récipiendaire du Prix des libraires | La mère des larves

— 5@7

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