Associés jusqu’à leur mort, ils l’étaient, ces deux hommes d’exception. Signataires de la déclaration d’indépendance américaine, rivaux et amis, l’abolitionniste du Nord et l’esclavagiste du Sud : John Adams et et Thomas Jefferson sont inséparables dans notre imaginaire collectif. Le premier est né un 30 octobre 1735 et fut le deuxième président des États-Unis de 1797 à 1801. Il était aussi partisan de la neutralité de sa nation. Le deuxième est né le 13 avril 1743 et fut le troisième président des États-Unis de 1801 à 1809. De son côté, il était plutôt sympathique à la France, comme le souligne ce récent essai de Laurent Zecchini, chez Perrin, Thomas Jefferson : Le président américain francophile. Les deux décédèrent le même jour, il y a deux cents ans, un 4 juillet 1826 (l’Independance Day !). Jefferson ne survécut que quelques heures à son compétiteur.
Mao Zedong, le Grand Timonier, né au Hunan le 26 décembre 1893, initiateur d’un Grand Bond en Avant qui mena la Chine à la famine et d’une Révolution culturelle détruisant des millions de vie, fit mieux, faisant tout pour que son second, Zhou Enlai, ne lui survive pas. Ce dernier risquait de l’éclipser par ses réalisations, en permettant, entre autres, à la République populaire de Chine de refaire surface sur la scène internationale. Zedong parvient à ses sombres desseins en gardant Zhou Enlai dans l’ignorance d’un cancer de la vessie, l’empêchant ainsi de se soigner. L’homme est décédé il y a cinquante ans, un 8 janvier 1976, et Mao, quelques mois plus tard, le 19 septembre.
Aussi amant du pouvoir que le fondateur de la Chine populaire, restant à la tête de son pays pendant près de cinquante ans, Fidel Castro, le Lider Maximo, est né il y aura cent ans, le 13 août 1926. Il meurt à La Havane un 25 novembre 2016, huit ans à peine après avoir démissionné, non sans s’être assuré que le régime autoritaire qu’il a instauré en 1959 lui survive. Et c’est toujours le cas, en 2026, au grand dam des Cubains.
Il va réussir l’inverse, en tant que premier chancelier de l’Allemagne fédérale de 1949 à 1963, Konrad Adenauer, né il y a cent cinquante ans, un 5 janvier 1876. Il a restauré une vie démocratique à sa patrie, accompagnant même le tout d’un redressement économique. Der Alte (le Vieux : il avait plus de soixante-dix ans à son arrivée au pouvoir), décédé un 19 avril 1967, avait de plus rassuré ses voisins européens en exhibant son certificat de deux décennies d’hostilité affichée au nazisme.
C’est dans cette même Allemagne, à Coblence en Rhénanie, que naît, il y aura cent ans, le 2 février 1926, le troisième président de la Ve République française, Valéry Giscard d’Estaing. Son père était directeur des finances du haut commissariat de la Rhénanie occupée, alors, par l’armée française. L’homme politiqu osa (pensons au récent essai de Pierre Albertini, aux éditions Archipel, Giscard : Le président qui osa) libéraliser la société, légaliser l’avortement et faciliter les mesures de divorce. Quelques entraves, notamment une poignée de pierres précieuses d’un potentat africain, brisèrent son élan, amenant sa défaite en mai 1981.
En Afrique, d’ailleurs, le 24 mai 2026, un ancien président du Sénégal fêtera peut-être le centième anniversaire de sa naissance. Président de 2000 à 2012, Abdoulaye Wade, objet d’une biographie louangeuse chez l’éditeur Les impliqués en 2024 (Wade : Un destin de leader d’Abdoulaye Ndiaye), était un grand amant du pouvoir lui aussi. Il faisait un usage un peu trop personnel de la justice.
Née il y aura cent ans elle aussi, un 21 avril 1926, Elizabeth II, décédée il y a à peine quelques années, le 8 septembre 2022, exerça pendant plus de soixante-dix ans le métier de souveraine du Royaume-Uni, voyant se succéder, lors de son règne, quinze premiers ministres. A-t-elle fait appel à la pensée positive pour survivre à son annus horribilis en 1992 (le divorce de trois de ses enfants), expérimenté par le pharmacien français Émile Coué ?
La méthode d’autosuggestion, relevant de l’effet placebo (faire en sorte qu’une pensée qui fait son chemin dans l’inconscient devienne agissante), baptisée du nom de ce pionnier reconnu de la psychologie analytique du début du XXe siècle, né à Troyes le 26 février 1857, continue à être rééditée (chez J’ai lu, notamment, en 2022) avec succès près de cent ans après sa mort, un 2 juillet 1926.
C’est non une méthode, mais une série télévisée, Breaking Bad (le protagoniste principal, Walter White, use du nom du scientifique comme pseudonyme pour ses entreprises illicites), qui redonne une nouvelle popularité au père de la mécanique quantique, l’Allemand Werner Heisenberg, mort à Munich il y aura cinquante ans, le 1er février 1976. Le physicien, né un 5 décembre 1901, tentera d’établir, lors des dernières années de sa vie, un pont entre la théorie quantique (et son principe d’incertitude) et les autres savoirs du XXe siècles afin d’en mesurer « leurs conséquences sur le développement de l’humanité ». On peut le constater dans l’ouvrage Physique et philosophie : La science moderne en révolution, publié chez Albin Michel dans sa collection « Espaces libres » en 2022.
Incessants explorateurs, tout comme Heisenberg, ces deux jazzmen nés la même année 1926 : le trompettiste Miles Davis (mort le 28 septembre 1991) et le saxophoniste John Coltrane (décédé un 17 juillet 1967) firent de la scène leur propre laboratoire musical. De nombreux ouvrages font étalage de leurs influences révolutionnaires, notamment cette bande dessinée récente, Miles Davis et la quête de son, de Dave Chisholm, publiée chez Glénat en 2025 et l’essai, lui aussi publié en 2025, John Coltrane : The wise one, de Nicolas Fily, au Mot et le reste.
Cette même année 1926, un 18 octobre, naît un autre esprit musical novateur, Chuck Berry, chanteur et guitariste. Au milieu des années cinquante, à partir du rythm and blues, il performe un nouveau son qui, associé à une forte présence scénique, devient le rock’n roll. Un Chuck Berry : Le pionnier du rock (NdR : le livre est distribué en Europe seulement), de John Collis, traduit chez Camion blanc en 2008, nous dévoile toutefois que le talentueux interprète de Roll Over Beethoven, décédé le 18 mars 2017, dissimulait une personnalité sombre.
Il a fait de l’inquiétant et de l’étrangeté sa marque de commerce, le réalisateur Fritz Lang, décédé il y aura cinquante ans, le 2 août 1976, à Beverly Hills en Californie. Ne songeons qu’à ses Métropolis et M le maudit ! Un brillant récit graphique d’Arnaud Delalande et Eric Liberge, paru aux Arènes en 2022, Fritz Lang le maudit, démontre également comment ce maître de l’expressionnisme cinématographique, né le 5 décembre 1890 à Vienne, et sur lequel plane de multiples zones d’ombre, façonna de son vivant sa propre légende.
Il s’appliqua lui aussi, lors de sa vie, à cultiver le mystère, l’excentrique et ombrageux Howard Hughes, décédé cette même année 1976, un 5 avril. Ce milliardaire, né à Houston au Texas un 24 décembre 1905, faisant du cinéma et de l’aviation ses marottes, adopta le confinement comme mode de vie, bien avant la Covid de 2020 et 2021. Avec sa phobie des virus, il s’isola au dernier étage d’un immeuble à Las Vegas… ou ailleurs.
Aussi en 1976, il y aura cinquante ans, décéda un 10 septembre l’écrivain et scénariste de films (dont le Spartacus de Kirk Douglas et Stanley Kubrick) Dalton Trumbo aux propos très engagés qui devaient certainement déplaire au très anti-communiste Howard Hughes. Trumbo fut d’ailleurs l’un des « Dix d’Hollywood » inscrits sur une liste noire suite à la commission d’enquête de 1947 sur les activités anti-américaines. Né le 9 décembre 1905 au Colorado, il parvint à réaliser au cinéma, en 1971, son roman troublant Johnny s’en va-t-en guerre, écrit en 1938. Une traduction française de ce récit au message antimilitariste fort efficace est disponible chez Actes Sud depuis 2004, dans sa collection « Babel ».
Homme aux idéaux de gauche, tout comme le précédent, le réalisateur italien Luchino Visconti meurt lui aussi cette même année 1976, un 17 mars. Un Tout sur Luchino Visconti, de Jean A. Gill et Piero Spita, paraissant au printemps de cette année 2026 chez Gremese, nous fera sans doute redécouvrir comment ce fils d’aristocrate (il était descendant d’une « illustre maison » qui régna sur Milan), né le 2 novembre 1908, dédaigna, dès le début des années cinquante, le néo-réalisme pour les fresques historiques (magistral Guépard en 1963), cherchant toujours à mettre en valeur les individus anticonformistes (il assumait lui-même son homosexualité).
« Le grandiose, connaît pas ! » pouvait se targuer le réalisateur et producteur américain Roger Corman, champion du petit budget comme en fait foi le titre de son autobiographie, traduite chez Capricci éditions en 2018, Comment j’ai fait 100 films sans jamais perdre un centime. Il est né il y aura cent ans, un 5 avril 1926, et est mort tout récemment, un 9 mai 2024. Avec peu de moyens, il peaufina tout de même de petits bijoux d’effroi, tels les Masque de la mort rouge et La petite boutique des horreurs, tout en lançant la carrière de Jack Nicholson et en suscitant l’admiration de Tim Burton et Quentin Tarantino.
Il dédaigne lui aussi les gros machins hollywoodiens, préférant les chouettes petits trucs rigolos, ce Melvin Kaminsky, né le 28 juin 1926 à New York, mieux connu sous le nom de Mel Brooks. Ce réalisateur, dont on espère voir fêter de son vivant ses cent ans, faisant parfois un peu trop dans le « pas très subtil », suscite tout particulièrement nos applaudissements pour ces bouquets de burlesque que sont The Producers (comment faire d’une comédie musicale élogieuse sur Hitler un succès à Broadway !), Blazing Saddles et Frankenstein Junior (le tournage de ce savoureux film culte, en 1974, est narré par Giampiero Frasca chez Gremese dans sa collection « Les meilleurs films de notre vie »). Veuf depuis 2005 de la comédienne Anne Bancroft, Mel Brooks s’est amusé également à produire les très sérieux The Fly et Elephant Man.
La même année de la naissance de l’artiste iconoclaste décéda, un 23 août 1926, à 31 ans, l’une des premières stars hollywoodiennes, Rudolph Valentino. Plus d’une dizaine de milliers d’admiratrices (et quelques admirateurs) suivirent le cortège funéraire de celui qui imposa, avec son Cheik, en 1921, le modèle du « latin lover ».
Mourant très jeune (à 36 ans) elle aussi, le 5 août 1962, Marilyn Monroe, autre sex-symbol, entra rapidement dans la légende. Née Norma Jeane Baker le 1er juin 1926, il y aura cent ans, on ne cesse de commenter depuis la vie privée instable de cette victime du « glamour ».
Alors que Marilyn disparaît au début des années soixante, la popularité d’un autre comédien, Jerry Lewis, également né en 1926, un 16 mars, à Newark au New Jersey, décline. Les médias américains virent toutefois avec étonnement, au cours de la décennie suivante, un réputé critique français, Robert Benayoun, faire de cet artiste à la réputation désagréable, mort un 20 avril 2017, un « génie de la comédie ».
Additionnant, avec sa « gueule d’amour », les rôles de truands adorables (Pepe le Moko, Quai des brumes), Jean Gabin, légende du cinéma français, décéda il y aura cinquante ans, le 15 novembre 1976. Sébastien Gimenez, dans son Jean Gabin : Maintenant je sais, paru chez Capricci en 2022, nous conte entre autres comment l’imposant acteur de La grande illusion et La traversée de Paris, né Jean Moncorgé, cessa de jouer la comédie et participa de plain pied à la libération de la France en 1944, en tant que chef tankiste.
Un autre acteur extrêmement talentueux, Charles Denner, se transforma lui aussi en combattant lors de cette période sombre, luttant au sein de la Résistance contre l’oppresseur nazi. Né, il y aura cent ans, un 29 mai 1926, à Tarnow en Pologne (sa famille d’origine juive émigra en France dans les années trente) et mort le 10 septembre 1995 à Dreux, il demeure inoubliable pour ses rôles de composition, tant sous la direction d’un Lelouch (L’aventure c’est l’aventure), d’un Truffaut (L’homme qui aimait les femmes) ou d’un Costa-Gravas. C’est dans le Z de celui-ci qu’il lâche cette réplique mémorable : « Il faut toujours s’en prendre aux Américains, même quand on pense avoir tort, eux savent qu’on a raison. »
– Christian Vachon (Pantoute), 4 janvier 2026
Thomas Jefferson : le président américain francophile
Alors que les Américains ont élu leur quarante-septième président (Donald Trump), la hauteur de vue de Thomas Jefferson devrait être une source d'inspiration, au regard de l'outrance du débat politique qui prévaut souvent outre-Atlantique. Peu d'hommes d'État ont été si visionnaires, aucun n'a, comme lui, envisagé et préparé les fondements de l'hyperpuissance qu'est devenue l'Amérique, et aucun n'a été aussi francophile que l'homme de Monticello. La France a oublié ce qu'elle doit à Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis et principal auteur d'un texte fondamental devenu la bible des Américains, la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, qui a largement inspiré la Révolution française et servi de matrice universelle aux luttes pour l'indépendance et les droits de l'homme. Philosophe et scientifique, architecte et musicien, théologien et esthète, cet homme des Lumières était une somme de talents, mais aussi de contradictions. Thuriféraire de la Révolution française et apôtre de l'américanisme, à l'écoute des cultures européennes et précurseur de l'isolationnisme, il assumait sa profonde dualité. Le « grand sphinx » de l'histoire américaine reste à bien des égards une énigme, un être insondable, avec une part d'ombre, celle d'un propriétaire d'esclaves foncièrement raciste, mais concubin secret d'une jeune esclave noire qui lui a donné six enfants. S'appuyant sur une riche documentation, essentiellement puisée dans les archives américaines, cette biographie sans concessions et particulièrement agréable à lire s'efforce de décrypter la personnalité complexe de Jefferson, un président qui, en dépit de ses ambivalences, est resté un modèle pour nombre de ses successeurs.
AcheterGiscard : le président qui osa
Le 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing (1926-2020) devient président de la République en battant François Mitterrand de quelque 400 000 voix. Avec la rigueur du polytechnicien qu'il est, il entend concrétiser le projet qu'il a proposé aux Français : « Le changement sans le risque. » Sa jeunesse (48 ans), son expérience (il été ministre de l'Économie de Charles de Gaulle et de Pompidou) et son dynamisme annoncent un nouveau style en politique. De fait, il inaugure son mandat en remontant à pied les Champs-Élysées. Bientôt, il convie à sa table quatre éboueurs... Cinq décennies ont passé. Que reste-t-il du septennat de VGE, cet homme qui souhaitait concevoir un dessein national conciliant la générosité et l'efficacité et répondant aux aspirations de deux Français sur trois ? Abordant les réformes abouties (majorité à 18 ans, légalisation de l'IVG, refonte de l'audiovisuel...) ou abandonnées, Pierre Albertini se livre à un inventaire critique de son action à la tête de l'État. Économie, logement, éducation, projets culturels, aménagement du territoire, protection de l'environnement : il analyse les réussites et les échecs d'un homme qui voulait changer la France.
AcheterWade : un destin de leader
Le parcours d'Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal de 2000 à 2012, est retracé depuis ses études universitaires. L'auteur aborde l'ensemble de ses travaux, ses qualités humaines ainsi que les différentes causes qu'il a défendues, aussi bien pour sa nation que pour les pays les moins avancés en général.
La méthode Coué : la maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente
Ce livre historique, indispensable dans toutes les bonnes bibliothèques de développement personnel, a ouvert la voie à la révolution de la pensée positive. Nos pensées ont le pouvoir de favoriser notre guérison physique, psychologique et émotionnelle, telle fut la découverte d'Émile Coué, pharmacien français devenu une référence partout dans le monde. En transformant consciemment la nature de nos pensées, nous pouvons accélérer notre processus de résilience et favoriser les guérisons utiles à notre bien-être, à notre santé et à notre épanouissement personnel. Alors, vous aussi, découvrez la puissance de la pensée positive pour changer votre vie !
AcheterPhysique et philosophie
Werner Heisenberg est l'un des maîtres de la physique théorique. Les conférences réunies dans ce livre ont été prononcées à l'université St Andrews durant l'hiver 1955-1956, avec cet objectif exigeant : « essayer de discuter les idées de physique moderne dans un langage qui ne soit pas exagérément technique, étudier leurs conséquences philosophiques, les comparer avec certaines traditions anciennes ». Heisenberg s'exprime ainsi sur les rapports entre la théorie quantique et les autres sciences expérimentales, la théorie de la relativité, la structure de la matière. Il s'intéresse tout autant à la nouvelle situation en théorie quantique qu'au développement des idées philosophiques depuis Descartes et au rôle de la physique moderne dans l'évolution de la pensée humaine.
AcheterMiles Davis et la quête du son
Le destin turbulent d'un artiste qui crée et innove sans cesse, au comportement parfois erratique, dont la vie est traversée de drames. Dans un jeu de miroirs entre art visuel et sonorité, l'auteur retrace dans ce roman graphique les nombreuses vies d'une légende de la musique.
AcheterJohn Coltrane : the wise one
Une biographie du saxophoniste américain montrant son apport au jazz, qu'il fait évoluer par sa recherche de nouvelles sonorités et de techniques novatrices. Son style unique se développe auprès de Dizzy Gillespie, Miles Davis et Thelonious Monk avant d'être révélé par l'album Giant steps. Il bifurque alors vers une voie propre, qui trouve son apogée avec A love supreme, puis explore le free jazz.
AcheterFritz Lang le maudit
Metropolis, M le Maudit, Docteur Mabuse : les films de Fritz Lang ont changé la face du cinéma mondial, mais la part sombre de ce génie du 7e art demeure encore méconnue. Dans l'Allemagne de Weimar, Fritz Lang rencontre la scénariste Thea von Harbou, l'amour de sa vie, avec laquelle il va écrire et réaliser des productions dantesques et enchaîner les succès planétaires. Alors que le nazisme s'installe en Allemagne, la trajectoire des deux amants va radicalement différer. Thea von Harbou est séduite par le « nouveau discours » des Chemises brunes. Goebbels propose à Fritz Lang de diriger le cinéma nazi... Lang doit choisir entre sa femme et sa conscience. Fritz Lang le Maudit raconte la première partie de la vie du cinéaste culte, mais aussi une magnifique histoire d'amour, sombre et déchirante.
AcheterJohnny s'en va-t-en guerre
Chef-d'œuvre de la littérature antimilitariste, ce roman a pour héros un soldat américain de la guerre de 1914-1918 atrocement mutilé par une explosion. Devenu ce mort vivant dont l'âme s'agrippe à un corps qui n'est plus, il incarne, avec une puissance narrative stupéfiante, l'horreur vécue de toute guerre. Publié au début de la Seconde Guerre mondiale, ce livre mythique était lu dans les meetings pacifistes pendant la guerre du Viêt-nam. Encore et toujours d'actualité, il constitue sans doute la plus violente, la plus crue des dénonciations de la guerre.
AcheterLe guépard
En 1860, une aristocratie décadente, sourde aux bouleversements du monde, règne encore sur la Sicile. Le débarquement des troupes de Garibaldi amorce le renversement d'un ordre séculaire. Conscient de la menace qui pèse sur les siens, le Prince de Salina se résigne à accepter l'union de son neveu Tancredi avec la belle Angelica, fille d'un parvenu. Ultime concession qui signe la défaite du Guépard, le blason des Salina... Le prince sicilien Giuseppe Tomasi Di Lampedusa (1896-1957) meurt juste après avoir écrit Le Guépard, son unique roman, considéré comme un chef-d'oeuvre. Sa première adaptation cinématographique, réalisée par Luchino Visconti, avec Alain Delon et Claudia Cardinale dans les rôles principaux, a obtenu la Palme d'or à Cannes en 1963.
AcheterComment j'ai fait 100 films sans jamais perdre un centime
On l'a baptisé « le roi de la série B ». Il a réalisé ou produit des centaines de films de tous genres : épouvante, fantastique, films de gangster, science-fiction, western... On lui doit des classiques comme La Petite Boutique des horreurs, La Chute de la maison Usher, Le Masque de la mort rouge, Les Anges sauvages ou Bloody Mama. Il a distribué aux États-Unis des films de Truffaut, Fellini, Bergman, Resnais, Kurosawa, Herzog... Il a lancé les carrières de toute une génération d'acteurs, cinéastes et scénaristes : Jack Nicholson, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Joe Dante, Monte Heilman, Peter Bogdanovich, James Cameron, Jonathan Demme, Ron Howard... Dans cette autobiographie, Roger Corman détaille les clés de sa réussite : faire un film pour quelques centaines de milliers de dollars, boucler un tournage en moins de dix jours, garder un contrôle total sur la production, ne jamais perdre d'argent. À son récit truffé de conseils et d'anecdotes se mêlent les témoignages de ceux, célèbres ou non, qui ont côtoyé cette légende du cinéma hollywoodien.
AcheterFrankenstein Junior de Mel Brooks : Young Frankenstein, 1974
Frankenstein Junior appartient de droit à la collection « Les meilleurs films de notre vie », tout simplement parce que c'est un film qui appartient à la vie de tout le monde. C'est le film de ceux qui aiment rire de bon coeur, de ceux qui apprécient les parodies et les comédies, de ceux qui adorent le cinéma américain des années soixante-dix, des années trente et de tout ce qui s'est passé entre les deux, des nostalgiques et un peu rétro, des cinéphiles et des fans qu'amusent les films d'horreur. Frankenstein Junior n'est pas seulement un film né des compétences passionnées de Gene Wilder et Mel Brooks pour la réécriture : il a été le compagnon de voyage de beaucoup. Un ami pour qui on éprouve une affection viscérale, parfois mise de côté mais que peut raviver une étincelle soudaine déclenchée par la citation d'une phrase ou par la vue d'une image habillée d'un noir et blanc inimitable. Frankenstein Junior est l'oeuvre qui a peut-être le moins besoin d'être analysée, car il n'y a rien de pire que d'expliquer une blague drôle. Ce livre ne demande qu'à partager un voyage, pour rire ensemble, en réfléchissant à certains aspects et en en soulignant d'autres, au fil d'une époque révolue.
AcheterJean Gabin : maintenant je sais
Dans le cinéma français, il est le patriarche. Celui qui occupe la place au bout de la table. Georges Cravenne ne s'y est pas trompé en lui proposant de présider la toute première cérémonie des Césars, en 1976. Jean Gabin a débuté avec le parlant, et de La Bandera à Deux hommes dans la ville, il a dominé notre box-office national. Une filmographie de près d'un demi-siècle qui l'a vu incarner des personnages de tous âges et toutes conditions, avec une économie de gestes frisant l'immobilité totale en toute fin de carrière. Tous les Français ont vu Gabin. Mais combien connaissent Jean Moncorgé ? Ce livre se propose de découvrir l'homme derrière la vedette, à l'occasion de ce voyage en quinze étapes avec un acteur qui n'aimait rien tant que de se taire.
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