Enrichir le vocabulaire des jeunes, célébrer les merveilles de la langue française et dénicher de drôles de règles de grammaire : c’est à ces missions que s’applique Daniel Brouillette depuis 2020, dans la jovialité, sur sa plateforme vidéo. Ses initiatives (« divertir en ayant envie d’apprendre ») sont à l’origine des deux premiers titres de la série « Grande gueule » publiés, cette année, chez l’éditeur Les malins.
Dans Grande gueule : 50 mots pour dire autre chose que « ouin tsé genre comme la patente de la chose de l’affaire genre comme », Daniel Brouillette lutte contre une calamité, la lassitude d’une conversation, en proposant une liste de mots : cuticule, pédoncule, minerve, lacustre et autres joyaux. Avec un choix de trois définitions (soyons ludique), ces mots doivent permettre, ce n’est aucunement fallacieux, au jeune utilisateur de complètement obnubiler son auditeur ou son lecteur. Ce n’est pas tous les jours qu’on use d’une esperluette, ou, vous en serez tétanisé, qu’on vous propose d’apprécier la beauté d’une obsidienne. Ces plaisirs ne sont nullement fugaces.
Fuyons les personnages concupiscents et opinons avec lui : influenza et lumbago n’ont rien de bénin et il suffit d’une vesse pour nous sortir de notre torpeur.
Avec son Grande gueule : 50 curiosités de la langue encore plus impressionnantes qu’un lutteur sumo en collants roses, Daniel Brouillette, en transformant un chien en niche ou en faisant d’une crise économique un scénario comique, nous initie aux joies de l’anagramme.
Il nous offre également ce bouquet d’homonymes : un ver vert va vers un verre en verre à l’envers.
Il nous convainc qu’un oxymore, ça ne mord pas, mais qu’il a ce défaut d’être drôlement contradictoire, comme une obscure clarté ou un illustre inconnu.
Il nous met au défi de faire rimer le mot meurtre (ou quinze, ou triomphe).
Il constate :
– qu’il existe qu’un seul mot avec trois « e » consécutifs : le participe passé du verbe créer au féminin;
– qu’institutionnalisation est le plus long mot français sans « e »;
– qu’avec ouaouaron, on atteint un record de voyelles consécutives;
– que l’adjectif « bée » n’est employé que pour dire bouche bée;
– que le terme issu est issu de ce vieux verbe issir signifiant sortir;
– que le mot œil a cette particularité d’être le seul dont la forme plurielle commence par une lettre différente.
Il dégote bien d’autres particularismes dans cette langue française, un trésor inépuisable, tel ce mot amour qui peut être féminin lorsqu’il est au pluriel (« de belles amours ») dans les textes littéraires et poétiques ou ce terme « funérailles » demeurant toujours au pluriel.
Et n’y a-t-il rien de plus ahurissant que ces règles d’écriture des nombres (avec trait d’union, pas de trait d’union) inutilement complexes ? Ça a tu du bon sens ce nombre cent parfois au singulier, parfois au pluriel !?
Ah ! le plaisir d’apprendre.
– Christian Vachon (Pantoute), 14 septembre 2025
Grande gueule : 50 mots pour dire autre chose que « ouin tsé genre comme la patente que la chose de l'affaire genre comme »
ATTENTION ! DANGER ! La série Grande gueule peut créer de l'accoutumance, si bien que les effets nocifs suivants ont été observés chez les jeunes :
Ils préfèrent lire plutôt que de jouer aux jeux vidéos.
Ils parlent en intégrant de nouveaux mots que personne ne comprend.
Ils s'intéressent à la langue française plutôt qu'à TikTok.
Ils deviennent obsédés à l'idée de mieux écrire, ce qui peut devenir lourd pour leur entourage.
Grande gueule : 50 curiosités de la langue encore plus impressionnantes qu'un lutteur sumo en collants roses
ATTENTION ! DANGER ! La série Grande gueule peut créer de l'accoutumance, si bien que les effets nocifs suivants ont été observés chez les jeunes :
Ils préfèrent lire plutôt que de jouer aux jeux vidéos.
Ils parlent en intégrant de nouveaux mots que personne ne comprend.
Ils s'intéressent à la langue française plutôt qu'à TikTok.
Ils deviennent obsédés à l'idée de mieux écrire, ce qui peut devenir lourd pour leur entourage.
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